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Il existe une corrélation nette entre l'atteinte histologique de glomérulosclérose et l'abondance de la protéinurie dans le diabète de type 1. Dans le diabète de type 2, et ceci quelle que soit l'importance de la protéinurie, on retrouve 3 types de lésions souvent juxtaposées : soit une histologie optiquement normale, soit une glomérulosclérose typique, soit des lésions vasculaires. Il persiste cependant une corrélation significative entre l'importance de la protéinurie et la pente du déclin du rapport 1/créatinine.
Le contrôle de la protéinurie reste donc un bon indicateur du contrôle de la perte néphronique et de la limitation de la dégradation de la fonction rénale.
2°- l'alimentation et l'apport en protéines :
On peut chez l'homme réduire l'hyperfiltration induite par l'apport protéique et ceci dans les mêmes proportions chez le sujet sain et chez le diabétique de type 1 sans néphropathie. La restriction protéique contrôlée permet de ralentir la pente de dégradation du débit de filtration glomérulaire (DFG)  en moyenne de - 5 ml/mn/an.
3°- une susceptibilité génétique :
D'après Van ESSEN, il existe une susceptibilité génétique à l'apparition et à l'évolution de la néphropathie diabétique chez les diabétiques de type 1 traités par IEC, liée au polymorphisme du gène de l'enzyme de conversion (ACE). Dans l'étude de Van Essen, le DFG initial et la pente de dégradation sur 4 ans sont différents selon le génotype de l'ACE.
en particulier le blocage du SRA, est un facteur primordial de non progression de la néphropathie diabétique. Le contrôle tensionnel le plus strict possible reste la pierre angulaire dans la limitation des remaniements structuraux intra rénaux. La pente de décroissance du DFG est d'autant plus faible voire plate que les chiffres de TA diastolique sont maintenus en dessous de 84 mm Hg avec un objectif théorique de 132 / 84 mm Hg.