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Le
traitement de fond est comparable à celui de l'enfant grâce
à un matériel adapté pour les inhalations à
cet âge (nébulisation par aérosol pneumatique ou chambre
d'inhalation). Mais attention ! C'est à l'âge du nourrisson
qu'il ne faut pas se tromper de diagnostic: "tout ce qui siffle n'est pas
de l'asthme". Un examen est irremplaçable pour éviter les
erreurs tragiques : le simple cliché thoracique en inspiration et
expiration. Un cliché normal élimine 9/10 des diagnostics
différentiels. Cette mise en garde sérieuse a permis une
transition vers le troisième et dernier sujet de la soirée
: le corps étranger trachéo-bronchique. |
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La
définition de l'asthme de l'enfant insiste comme chez l'adulte sur
l'aspect physiopathologique : l'asthme est un état inflammatoire
chronique des voies aériennes.
Le traitement d'une crise
d'asthme chez l'enfant peut très bien se faire avec une chambre
d'inhalation (NESSPACER® ou BABY HALER®) ou un turbuhaler sauf
gravité particulière (désaturation en air ambiant
qui peut nécessiter des nébulisations permettant un apport
d'oxygène). La corticothérapie -toujours par voie générale-
doit être rapidement initiée si le bronchodilatateur seul
(ß2 mimétique) n'est pas rapidement efficace.
Mais le traitement des crises
ne résume pas, loin s'en faut, le traitement de l'asthme. Le traitement
de l'asthme est essentiellement celui de la bronche c'est-à-dire
de l'inflammation bronchique.
La corticothérapie
inhalée est alors la voie royale. Mais pour être efficace,
elle doit être prolongée : 3 mois de traitement sont un
minimum, il n'y a pas de maximum. La technologie moderne a permis l'élaboration
d'un matériel permettant cette thérapeutique quel que soit
l'âge et à un moindre coût. Le vrai problème
de la corticothérapie inhalée est celui de la compliance
et de la technique d'utilisation : le manque de technique et le
manque de compliance sont la cause majeure des échecs. Les indications
et l'intensité de la corticothérapie inhalée sont
fonction de la sévérité de l'asthme qu'il faut savoir
évaluer, non seulement en fonction de la fréquence des crises,
mais aussi et surtout en fonction de l'état intercritique clinique
et EFR : mieux vaut des crises fréquentes avec un état parfait
entre les crises que l'inverse. Un autre problème pratique est le
non-remboursement des chambres d'inhalation, mais ceci est en passe d'être
solutionné, tout du moins en métropole. Le Professeur de
BLIC a confirmé que la corticothérapie inhalée n'avait
aucun inconvénient majeur, en particulier sur la croissance. On
a accusé la corticothérapie inhalée de ralentir la
croissance. En réalité, c'est bien plus souvent la sévérité
de l'asthme qui en est responsable.
Le cromoglycate paraît
moins utilisé. Les anti-histaminiques n'ont aucune indication dans
l'asthme. Les anti-leucotriènes sont en cours d'évaluation.
La pierre angulaire du
traitement de l'asthme de l'enfant est la prise correcte d'une corticothérapie
inhalée. |
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CORPS
ÉTRANGER TRACHÉO-BRONCHIQUE |
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Le
Professeur de BLIC a surtout insisté sur la nécessité
d'évoquer facilement ce diagnostic chaque fois que la clinique ou
l'évolution d'un épisode respiratoire n'est pas franche.
Pour confirmer ce diagnostic,
le cliché thoracique en inspiration et expiration est irremplaçable.
Mais la certitude ne peut venir que de la fibroscopie.
Le Professeur de BLIC a
insisté sur des difficultés possibles d'extraction et sur
la conduite à tenir dans ces cas.
CE LUNDI ÉTAIT
UN BON JOUR ... |
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L'asthme
du nourrisson existe mais n'est pas assimilable à l'asthme de l'enfant.
La définition de
l'asthme du nourrisson reste encore une définition clinique : c'est
une nième "bronchiolite", au moins la troisième, à
l'âge du nourrisson.
En fait cette définition
purement clinique est très large, englobant des groupes d'enfants
différents : certains enfants auront des manifestations asthmatiques
transitoires, d'autres évolueront vers un asthme de l'enfant. Et
c'est bien là la question des parents concernant leur enfant : est-ce
qu'il va rester asthmatique ? La réponse n'est pas si facile et
ne peut être que statistique en pourcentage de risque :
- différentes enquêtes
prospectives ont chiffré le risque global à 40 %.
- si le nourrisson a un
terrain atopique (antécédents familiaux d'asthme ou d'eczéma
atopique en ne considérant que les parents et la fratrie), le risque
de garder l'asthme est plus important que dans le cas contraire.
- plus l'asthme du nourrisson
est sévère (lorsqu'il a besoin de corticothérapie
inhalée), plus il risque de persister.
Dans la crise d'asthme du
nourrisson, les ß2 mimétiques sont parfois insuffisants dans
ce cas. Le traitement de la crise nécessite en plus de la kinésithérapie
respiratoire, une corticothérapie par voie générale. |
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