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PACIFIQUE
Secrétariat Général de la
Communauté du Pacifique 
Protocole d'accord entre l'École de médecine de Fidji et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique
Le Dr Robert Dun, directeur de la CPS, et le Dr Wame Baravilala, Doyen de l'École de médecine de Fidji ont signé un protocole d'accord à l'École de médecine le 22 juin 1999.
Le protocole d'accord offre un cadre officiel pour intensifier les efforts conjointement menés par ces deux plus anciennes organisations océaniennes, en vue de répondre aux besoins en matière de santé et d'améliorer la situation sanitaire et le bien-être des populations insulaires du Pacifique. 
Cette entente permettra de renforcer les relations complémentaires et d'interdépendance qu'entretiennent et qui unissent depuis longtemps la CPS et l'Ecole de Médecine de Fidji. Le protocole d'accord constituera une base solide pour aborder de manière structurée la question du développement du secteur de la santé à l'échelon régional.
 
 

Michelle Vanderlanh-Smith (Michellev@spc.org.nc)

Des résultats encourageants en matière de lutte antituberculeusedans le Pacifique
Un an et demi seulement après sa mise en place, le nouveau programme de lutte antituberculeuse a déjà permis d'atteindre à Kiribati un taux de guérison supérieur au seuil limite retenu par l'Organisation Mondiale de la Santé, qui est de 85 pour cent.
L'OMS a déclaré l'alerte à la tuberculose dans le monde en 1993; à cette époque, le nombre de personnes infectées a augmenté sous l'effet de plusieurs facteurs sociaux, dont l'épidémie de VIH, qui a conduit à une recrudescence des cas de tuberculose.
L'OMS recommande d'appliquer la stratégie DOTS (traitement de brève durée sous surveillance directe), reconnue comme étant le meilleur moyen de lutter contre la tuberculose. 
Toutefois, pour que cette stratégie soit efficace, il faut que les 
pays manifestent clairement leur volonté.
"La volonté politique est ce qui compte le plus dans la mise en úuvre de cette stratégie" selon Janet O'Connor, responsable du Programme océanien de lutte contre la tuberculose (POLT). "Cette volonté doit se traduire par la mise à disposition de moyens suffisants. Il faut également de bonnes méthodes de surveillance, qui permettent l'observation directe du traitement, du matériel de qualité (microscopes) et des médicaments."
Dès que la stratégie est scrupuleusement appliquée, la guérison est quasiment acquise. Lorsqu'un malade suit le traitement indiqué tous les jours pendant 6 mois sous la stricte supervision d'un agent de santé formé, il est considéré comme guéri. Le taux 
de guérison obtenu jusqu'ici montre que plus de 85 pour cent des cas peuvent être soignés.
Au contraire, lorsque la stratégie DOTS n'est pas appliquée, il y a peu de chance que les cas de tuberculose soient répertoriés, sans parler de la supervision des cas.
Le programme océanien de lutte contre la tuberculose du Secrétariat de la Communauté du Pacifique a été lancé en juin 1998 et bénéficie d'un financement du gouvernement néo-zélandais sur trois ans.
Aujourd'hui, le programme porte sur 4 pays : Îles Cook, Kiribati, Samoa et Tonga.
À Kiribati, 278 cas ont été traités avec succès jusqu'ici : au Samoa, depuis que l'on met en úuvre la stratégie DOTS, on a réussi à traiter 48 cas et à éviter 700 nouvelles infections. Les Tonga et les Îles Cook devraient parvenir à un taux d'application de la stratégie DOTS de 100 pour cent d'ici fin 1999.
 
 

Janet O'Connor,
Spécialiste, CPS Nouméa. (JanetO@spc.org.nc)