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LES PARASITOSES : 
...toujours un problème en NC
L'amibiase est responsable de diarrhées sanglantes, voire d'abcès du foie ou du poumon. La giardiase provoque des épigastralgies avec des diarrhées parfois très importantes. Quelques vers fréquents comme l'ascaris ou le tricocéphale sont responsables de troubles digestifs variés. Le choléra, les salmonelloses et shigelloses sont des étiologies fréquentes des diarrhées tropicales.
Certaines parasitoses infectent l'homme par voie transcutanée. Il en est ainsi des anguillules et des ankylostomes dont les larves traversent la peau des personnes qui marchent pieds nus en terrain boueux. Les anguillules ont la particularité de persister dans l'organisme pendant plusieurs dizaines d'années de façon latente, comme l'a encore démontré la mise en évidence récente de ces parasites chez des ex-soldats américains prisonniers des camps japonais du Pacifique pendant la seconde guerre mondiale dans de très mauvaises conditions d'hygiène. Les bilharzioses ou schistosomiases pénètrent à travers les téguments des personnes qui se baignent dans l'eau douce. Si les bilharzioses n'existent pas dans le Pacifique Sud, certaines espèces comme Shistosoma japonicum et S. mekongi peuvent être constatées chez des sujets originaires d'Asie ou d'Asie du Sud-Est et ayant émigré dans le Pacifique. Les bilharzioses 
peuvent évoluer vers une fibrose portale survenant dans l'adolescence.
Les vecteurs sont responsables d'affections importantes et graves. Si le paludisme n'existe ni en NC ni en Polynésie, il sévit encore dans de nombreuses îles du Pacifique, et les paludismes "importés" dans une région indemne de cette affection sont toujours à évoquer devant une fièvre tropicale.
La dengue survient par épidémies qui se propagent vite et est parfois responsable de complications hémorragiques graves. Les filarioses lymphatiques sont encore présentes dans de nombreuses régions du Pacifique malgré les campagnes de dépistage et de traitement de masse, même si les complications à type d'éléphantiasis deviennent de plus en plus rares.
Enfin, il existe des zoonoses qu'il importe de connaître, comme les leptospiroses, fréquentes en pays d'élevage, comme la NC.
La pathologie parasitaire d'une zone tropicale comme la NC est riche et variée. Aussi est-il important que le Bulletin Médical Calédonien consacre un numéro à ce problème englobant les affections des pays voisins comme le Vanuatu, où le paludisme est endémique et est importé fréquemment en raison des nombreux échanges avec la NC. 
es maladies parasitaires sont des affections fréquentes et particulièrement répandues dans le monde tropical, y compris dans les îles paradisiaques comme la NC. En effet, les zones chaudes et humides réunissent les conditions favorables pour le maintien des cycles parasitaires: humidité et températures élevées, présence des réservoirs humains et animaux et de nombreux insectes vecteurs. De plus, le comportement humain lui-même, en raison du manque d'hygiène trop souvent constaté, est un des principaux facteurs d'entretien de ces affections.
Certaines affections cutanées universelles doivent systématiquement être évoquées devant des lésions cutanées érythémateuses (mycoses) ou prurigineuses (gale) qui sont particulièrement fréquentes en zone tropicale.
En outre, les maladies tropicales, quelles soient virales, bactériennes ou parasitaires peuvent être transmises par un insecte mais aussi par voie orale ou transcutanée. La plupart d'entre elles posent de gros problèmes de santé publique car elles provoquent chacune une morbidité annuelle de plusieurs centaines de millions de cas, avec une mortalité importante.
En effet, l'ingestion d'eau contaminée ou de crudités peut-être à l'origine de maladies digestives. 
TOXOPLASMOSE : nouvelles stratégies
diagnostiques pour la grossesse
4°) Statuts sérologiques maternels suspects lors du contrôle initial : 
- IgM + sans IgG les IgA + sont en faveur d'une contamination récente, 
- Il en est de même lors d'une séroconversion des IgG seules, 
- IgM + et IgG > 11 UI/ml : le dosage de l'avidité des IgG peut donner 3 réponses :
* < 0,20 = infection récente probable 
* de 0,20 à 0,30 : zone d'incertitude à         contrôler et compléter par les IgA 
* > 0,30 : infection de plus de 4 mois à      comparer avec l'âge de la gestation.
ette parasitose est généralement bénigne mais sa séroprévalence en Nouvelle-Calédonie est supérieure aux chiffres métropolitains (52 % en NC contre 46 en Métropole) de même que la fréquence de contamination per-gravidique (2 % en NC contre 0,6 % en métropole). 
Cette endémicité qu'il nous faudra mieux explorer est inquiétante pour le retentissement fútal et les sujets immunodéprimés. 
-- 2 nouveaux tests disponibles : L'avidité des IgG anti-toxoplasmiques pour la datation de la contamination et la recherche des IgA spécifiques pour certifier la contamination maternelle et fútale permettent de mieux poser l'indication de l'amniocentèse pour PCR et du passage au traitement spécifique en cours de grossesse. 
 
 

CONDUITE A TENIR
POUR LA GROSSESSE 



1°) sérologie positive antérieurement connue :
- il est inutile de renouveler la sérologie en début de grossesse. 
2°) sérologie négative à l'examen initial : contrôle mensuel ainsi qu'au sang du cordon et à la mère 3 semaines après l'accouchement si les chiffres restent négatifs.
3°) positivation en cours de gestation : l'apparition d'IgM entre de 2 dosages permet la datation dès lors : 

-  Mise en route d'un traitement de Spiramycine, 
- Amniocentèse pour PCR à faire après 15 jours de positivité, 
- Si la PCR est positive c'est l'indication des antiparasitaires spécifiques, 
- Si elle est négative la spiramycine est à poursuivre jusqu'à l'accouchement de même qu'une surveillance renforcée, 
- Dosage des IgA de l'enfant qui apparaissent avant les IgM et dont la persistance 10 jours après la naissance affirme (à 99 %) l'infection congénitale en l'absence de tout signe clinique, radiologique ou ophtalmologique avéré.