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UNE SOIRÉE

D' ALLERGIES...

A l'initiative des laboratoires UCB une réunion d'information sur l'allergie s'est tenue dans les salons du Méridien le six octobre. Trois thèmes furent abordés.
dans la majorité des cas. Les bases physiologiques font intervenir l'histamine comme principal médiateur. L'arme principale du traitement est donc constituée des antihistaminiques H1. On utilise actuellement des molécules modernes peu sédatives (loratadine, cetirizine, fexofénadine...) au long cours. La cortisone locale n'a pas d'effet. Per os, elle favorise la pérennisation et l'effet rebond.
On la réserve donc aux cas particuliers.
Enfin, on sait qu'il existe une relation importante et claire entre la durée et la sévérité d'un asthme, et tout doit être fait pour retarder l'âge d'apparition de l'asthme.
Présenté par: Pr. S. Belaich - CHU Bichat, Paris
elles-ci sont définies par un údème inflammatoire fugace (sur quelques heures) du derme ("papules ortiées") ou du tissu sous-cutané (= údème de Quincke), répétitif sur une durée de plus de 2 mois. Elles touchent 10 % de la population et durent souvent de nombreuses années. Leur diagnostic est évident. En revanche, l'étiologie est rarement retrouvée. Une atopie existe dans 50 à 60 % des cas. L'enquête étiologique est fondamentale, et repose surtout sur l'interrogatoire : caractères de l'urticaire, prises médicamenteuses, antécédents, conditions de survenue, signes extra-cutanés d'accompagnement. Les examens complémentaires (souvent décevants), ne seront pratiqués que face à une urticaire sévère et invalidante, mal contrôlée, en l'absence d'élément étiologique évocateur lors du bilan, c'est-à-dire rarement.A ce terme on retiendra : les urticaires physiques (effort, pression, froid, soleil...), de contact, génétiques, systémiques, et les urticaires communes (les plus fréquentes) liées à une prise médicamenteuse ou à une infection pour leur majeure part. Les causes alimentaires sont rares, les additifs (conservateurs et colorants) étant plus volontiers en cause que les aliments eux-mêmes, d'où l'intérêt des tests cutanés. Les urticaires systémiques (vascularites, hémopathies, dysthyroïdies) sont évoquées quand l'urticaire est moins fugace ou s'il y a des signes généraux. Malgré ce grand nombre de causes, l'urticaire chronique reste idiopathique
Pourquoi l'enfant atopique ?
Il existe une "marche allergique" de l'enfant atopique, qui a le potentiel d'associer allergie alimentaire, eczéma, rhinite, et asthme, ou de glisser d'une de ces maladies à l'autre. 
Le passage de l'eczéma atopique à l'asthme bronchique est fréquent (40 % des enfants). 
Peut-on prévenir ?
Présenté par: Dr J-L. Menardo
e Dr J-L. Menardo, pneumologue et pédiatre à Montpellier, a ensuite rapporté les résultats d'une étude européenne (ETAC), dont le but était de savoir si le traitement d'un enfant atopique (NDLR: par cétirizine) pouvait prévenir le développement d'un asthme. 
L'allaitement maternel prolongé (> 3 mois) évite peut-être le développement de l'atopie (asthme ou eczéma), mais aujourd'hui encore les études restent divergentes.
L'éviction allergénique est certainement efficace, mais se heurte à des difficultés pratiques.
Pourquoi le jeune enfant ?
Pourquoi la cétérizine ?
L'asthme commence en fait très tôt dans la vie (cf. "bronchiolites"). On sait même qu'il y a des anomalies histologiques (afflux de PN éosinophiles, épaississement de la membrane basale des bronches) bien avant l'apparition des signes cliniques.
Le développement pulmonaire qualitatif se termine dans la petite enfance, avec triplement du nombre d'alvéoles de 0 à 3 ans. L'asthme interfère avec ce processus, dont le bon déroulement est crucial pour le devenir de la fonction pulmonaire adulte.
Parce que c'est un anti-H1 de la nouvelle génération, puissant, inhibiteur du processus inflammatoire sous-jacent à l'allergie et de sécurité optimale.
L'étude a donc inclus, à partir de 1992, 830 enfants de 1 à 2 ans, traités en double aveugle pendant 18 mois sans interruption par 0,5 mg/kg/j de Zyrtec® ou de placebo.
Les enfants étaient porteurs d'eczéma atopique sans asthme, et issus d'une famille atopique.

    (Suite au verso)