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On
distingue alors :
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Les antidépresseurs
psychotoniques ou désinhibiteurs : IMAO, IRS (fluoxetine), l'amineptine,
désipramine.
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Les antidépresseurs
anxiolytiques plus ou moins sédatifs : la clomipramine, la maprotiline.
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Des antidépresseurs
franchement sédatifs : la trimipramine, l'amitriptyline, la miansérine.
Il faut bien
connaître les spécificités des différents antidépresseurs
pour les prescrire en tenant compte du type de dépression et des
effets que l'on veut privilégier.
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Dans les formes asthéniques,
pseudo-déficitaires, inhibées : on privilégiera
les antidépresseurs à versant psychotonique désinhibiteurs.
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Dans les formes agitées,
sthéniques, insomnieuses (résistantes) : on utilisera un
antidépresseur sédatif.
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Dans les formes anxieuses,
psychosomatiques : on pensera aux produits médians à activité
anxiolytique.
Mais attention l'inhibition
peut être sous-tendue par l'anxiété !
Outre les effets
principaux (ceux que l'on recherche), il faudra également tenir
compte des effets secondaires ou indésirables. Attention! Les effets
secondaires sont parfois recherchés! Il faut également prendre
en compte le risque suicidaire (éviter les ADT cardiotoxiques et
prescrire sur des durées minimales).
J'insiste aussi
sur le fait que toutes les dépressions vraies ne répondent
pas aux AD. Les formes endogènes répondent mieux que les
formes névrotiques ou réactionnelles. On pourrait envisager
une aide à la prescription en se basant sur la connaissance du type
de neuromédiateur mis en cause. Mais comment savoir ? Une voie pourrait
être le dosage des métrabolites périphériques
des monoamines. Il n'est en effet pas possible d'envisager des prélèvements
intracérébraux !
Les différents
catabolites que l'on pourrait doser dans le sang, les urines, voire même
le LCR, sont :
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L'acide homovaniblique
(HVA) pour la dopamine,
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Les hydroxy-indol-acétique
(5 HIA) pour la sérotonine,
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L'acide vanilmandélique
(VMA) pour la noradrénaline.
Ces catabolites ne sont
pas un reflet valable |
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du
métabolisme intra-cérébral. Il existe trop d'interférence
périphérique. Il n'existe donc pas, actuellement, de moyen
crédible d'étayer le diagnostic et d'aider à la prescription. |
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6
- Dans certains troubles alimentaires, comme
la boulimie (hors
différents syndrome dépressifs). On aura recours aux AD sérotominergiques.
Paradoxalement, les ADT ont, de façon générale, un
effet secondaire orexigène à l'origine de prise de poids.
7 - Dans les douleurs
chroniques (ostéo articulaire, céphalagiques ou neurologiques)
ou sont utilisés seuls ou en association : l'amitriptyline, l'imipramine,
la clomipramine, la maproptiline.
8 - Dans les incontinences
sphinctériennes (urinaires et anales) : tricycliques.
9 - Dans les colopathies
fonctionnelles : tricycliques.
10 - Dans les fibromyalgies.
11 - Dans l'alcoolisme
et les toxicomanies.
12 - Voire même
dans le Parkinson (action anticholinergique). |
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our
finir, je voudrais dire un mot de l'utilisation des antidépresseurs
en dehors de la dépression.
Si l'on se réfère
à leur dénomination, les antidépresseurs sont les
médicaments de la dépression. On pourrait critiquer le terme
même d'antidépresseur. Il ne s'agit en fait que d'une terminologie
générale approximative et simpliste limitant l'usage de ces
produits à une unique pathologie. Pas plus que les bêta bloquant
puissent être limités à leur action antihypertensive,
les tricycliques, les IMAO, les IRS, les IRSNA ne peuvent se cantonner
aux seules dépressions. Aussi, l'utilisation des antidépresseurs
dépasse désormais le registre même de la dépression.
1 - Dans les schizophrénies
dominées par l'athymcimie (perte élan vital) (AD non sédatifs)
2 - Dans certaines
paranoïas, notamment le délire de relation des sensitifs de
Kretshmer.
3 - Dans certaines
névroses essentiellement la psychasthénie (IMAO, SURVECTOR,DESIPRAMINE),
les névroses obsessionnelles (auxquels appartient la psychasténie)
sont améliorées par des doses élevées d'ANAFRANIL
ou de différents antidépresseurs sérotoninergiques.
4 - Dans les états
anxieux et surtout les attaques de panique. Ce sont paradoxalement les
AD stimulants qui se révèlent les plus efficaces. Pour l'anxiété
mineure, on préférera les AD anxiolytiques.
5 - En cas de trouble
du sommeil, on utilisera les mêmes AD anxiolytiques en s'orientant
vers des molécules plus ou moins sédatives. |
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