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un souci permanent.
Mais l'ouverture de l'importation des produits frais doit Ítre organisÈe
pour permettre l'Ècoulement maximum de la production locale, favorisant
ainsi l'emploi Territorial ª.
BMC:
Un accord interprofessionnel a permis cette annÈe de maintenir un
prix bas (165 cfp / Kg) sur les oignons. Quelles leÁons en tirer
?
MM: ´ Cela a permis
l'Ècoulement de toute la production locale ¦ un prix correct
pour tous. L'importation a ÈtÈ ouverte ¦ temps pour
Èviter la pÈnurie. Mais tout ceci a ÈtÈ possible
uniquement parce que les marges ont ÈtÈ tenues par tous. Une
extension est ÈtudiÈe pour la carotte, le chou, et la tomate.
L'expÈrience est donc positive ª.
BMC:
Quelles seraient selon vous les grandes voies pour baisser ces prix ?
MM: ´ Ces nÈgociations
ont fait prendre conscience ¦ tous de la nÈcessitÈ
de comprimer les marges. La mise en marchÈ doit Ítre amÈliorÈe,
avec une structuration professionnelle: syndicats, groupements d'intÈrÍtÖMais
au del¦, se pose un choix politique. Le territoire est petit et tout
ce que nous ne produisons pas restera d'importation : donc cher et
taxÈ. Toutes les agricultures modernes sont subventionnÈes
et c'est une voie difficilement contournable. Ces aides seraient aussi un
choix de dÈveloppement rural de proximitÈ pour fixer les populations.
A l'heure du rÈÈquilibrage c'est une bonne piste ª.
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BMC:
La production agricole en Nouvelle-CalÈdonie est-elle suffisante
?
MM: ´ La capacitÈ
de production est bonne, mais la grande difficultÈ est la "mise
en marchÈ" des produits en raison de la distance des lieux de
production et de la relative jeunesse de l'agriculture marchande maraÓchËre.
La distribution n'est pas optimale et certaines pratiques commerciales ne
facilitent pas cette mise en marchÈ. En fait l'agriculture calÈdonienne
moderne n'a que quelques dÈcennies et manque de structures telles
qu'il en existe en Europe ª.
BMC:
Pensez-vous que les prix ÈlevÈs sont un frein ¦ la
consommation ?
MM: ´ Incontestablement,
mais ces prix ÈlevÈs lËsent aussi le producteur en freinant
l'Ècoulement et en favorisant les surplus, et ceci ne profite qu'aux
intermÈdiaires ª.
BMC:
Qu'est la commission "Flux et cotations" dont vous Ítes
aussi le PrÈsident ?
MM: ´ C'est une
commission collÈgiale composÈe de grossistes, d'agriculteurs,
de consommateurs et d'institutionnels. Elle se rÈunit chaque mois
pour dÈcider de l'ouverture ¦ l'importation des fruits, lÈgumes
et fleurs produits sur place. Il s'agit de protÈger la production
locale et de ne satisfaire les besoins de la consommation, en ayant recours
¦ l'importation, qu'en fonction des rÈcoltes calÈdoniennes ª.
BMC:
L'ouverture ¦ l'import est-elle suffisante ?
MM: ´ L'approvisionnement
du marchÈ reste
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