Retour Sommaire Numéro 7 - deuxième année
un souci permanent. Mais l'ouverture de l'importation des produits frais doit Ítre organisÈe pour permettre l'Ècoulement maximum de la production locale, favorisant ainsi l'emploi Territorial ª.
BMC: Un accord interprofessionnel a permis cette annÈe de maintenir un prix bas (165 cfp / Kg) sur les oignons. Quelles leÁons en tirer ?
MM: ´ 
Cela a permis l'Ècoulement de toute la production locale ¦ un prix correct pour tous. L'importation a ÈtÈ ouverte ¦ temps pour Èviter la pÈnurie. Mais tout ceci a ÈtÈ possible uniquement parce que les marges ont ÈtÈ tenues par tous. Une extension est ÈtudiÈe pour la carotte, le chou, et la tomate. L'expÈrience est donc positive ª.
BMC: Quelles seraient selon vous les grandes voies pour baisser ces prix ?
MM: ´ 
Ces nÈgociations ont fait prendre conscience ¦ tous de la nÈcessitÈ de comprimer les marges. La mise en marchÈ doit Ítre amÈliorÈe, avec une structuration professionnelle: syndicats, groupements d'intÈrÍtÖMais au del¦, se pose un choix politique. Le territoire est petit et tout ce que nous ne produisons pas restera d'importation : donc cher et taxÈ. Toutes les agricultures modernes sont subventionnÈes et c'est une voie difficilement contournable. Ces aides seraient aussi un choix de dÈveloppement rural de proximitÈ pour fixer les populations. A l'heure du rÈÈquilibrage c'est une bonne piste ª. 
BMC: La production agricole en Nouvelle-CalÈdonie est-elle suffisante ?
MM: ´ 
La capacitÈ de production est bonne,  mais la grande difficultÈ est la "mise en marchÈ" des produits en raison de la distance des lieux de production et de la relative jeunesse de l'agriculture marchande maraÓchËre. La distribution n'est pas optimale et certaines pratiques commerciales ne facilitent pas cette mise en marchÈ. En fait l'agriculture calÈdonienne moderne n'a que quelques dÈcennies et manque de structures telles qu'il en existe en Europe ª.
BMC: Pensez-vous que les prix ÈlevÈs sont un frein ¦ la consommation ?
MM: ´ 
Incontestablement, mais ces prix ÈlevÈs lËsent aussi le producteur en freinant l'Ècoulement et en favorisant les surplus, et ceci ne profite qu'aux intermÈdiaires ª.
BMC: Qu'est la commission "Flux et cotations" dont vous Ítes aussi le PrÈsident ?
MM: ´ 
C'est une commission collÈgiale composÈe de grossistes, d'agriculteurs, de consommateurs et d'institutionnels. Elle se rÈunit chaque mois pour dÈcider de l'ouverture ¦ l'importation des fruits, lÈgumes et fleurs produits sur place. Il s'agit de protÈger la production locale et de ne satisfaire les besoins de la consommation, en ayant recours ¦ l'importation, qu'en fonction des rÈcoltes calÈdoniennes ª.
BMC: L'ouverture ¦ l'import est-elle suffisante ?
MM: ´ 
L'approvisionnement du marchÈ reste