Retour Sommaire Numéro 7 - deuxième année
2) Les modifications neuronales du tronc cÈrÈbral. L'hyperactivitÈ des neurones des noyaux du tronc cÈrÈbral (noyaux du trijumeau et noyaux vÈgÈtatifs) entraÓnent la libÈration de substances chimiques inflammatoires, algogËnes et puissamment vasodilatatrices des artËres mÈningÈes (substance P, neurokinines, CGRP, acÈtylcholine, VIP, NO, prostaglandines). Il s'ensuit une cÈphalÈe et des troubles vÈgÈtatifs. La sÈrotonine (via ses rÈcepteurs 5 HT1), inhibe cette inflammation neurogËne et permet une vasoconstriction soulageant la cÈphalÈe. L'hypothalamus, sensible aux diffÈrents facteurs dÈclenchant des migraines, stimule au contraire la cascade migraineuse via les noyaux du tronc cÈrÈbral. Les noyaux dopaminergiques seraient Ègalement responsables des signes vÈgÈtatifs observÈs (sueurs, hypertension, vomissements).
3) Les modifications vasculaires.
- Une vasoconstriction prÈcÈdant la cÈphalÈe est parfois notÈe. Intense (rÈduction du dÈbit sanguin cÈrÈbral de 20 ¦ 40 %), elle prÈdomine dans le territoire postÈrieur, rendant compte de "l'aura" des migraines accompagnÈes. Cette ischÈmie peut Ítre Ètendue et sÈvËre (migraine "basilaire"), voire entraÓner un infarctus (migraine compliquÈe). Elle semble secondaire ¦ une dÈpolarisation